Phares

Les phares des Îles présentent un intérêt patrimonial en raison de leur valeur emblématique. Le territoire des Îles de la Madeleine compte six phares dont un seul encore en activité, celui du Rocher aux Oiseaux. Ils sont tous aisément accessibles, à l'exception des phares de l'Île Brion et du Rocher aux Oiseaux.

Les phares témoignent d'un pan de l'histoire de la navigation dans le golfe du Saint-Laurent et du mode de vie qui s'y rattache.

En plus d'aider à la navigation, les phares représentent des repères maritimes pour les pêcheurs et les plaisanciers.

Ils sont aussi des indicateurs terrestres pour chacun de leur village respectif. Entre 500 et 1000 naufrages ont été répertoriés au fil des ans dans cette région insulaire. La valeur symbolique de guide et de porteurs de lumière des phares demeure présente dans l'imaginaire collectif des Madelinots. L'histoire des phares est intimement liée à celle des Îles de la Madeleine, et les insulaires leur manifestent un attachement réel.

Phare de l'Anse-à-la-Cabane
Phare du Borgot
Phare du Cap Alright
Phare de l'Anse-à-la-Cabane
Phare du Cap Alright
Phare de l'Île Brion

 

Les premiers phares font leur apparition au début des années 1870.

Entre 1870 et 1874, le ministère de la Marine et des Pêches du Canada fait construire quatre phares sur les côtes des Îles pour sécuriser le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent; en raison des nombreux naufrages qui ont eu lieu dans cette zone. Il s'agit des phares de l'Anse-à-la-Cabane (1870 et 1871), du Rocher aux Oiseaux (1870), de l'Île d'Entrée (1874) et du Borgot (1874).

Les phares érigés à cette époque sont toujours entourés de constructions adjacentes, comme la maison du gardien (qui veille à l'entretien de la structure), une remise à pétrole et d'autres dépendances. 

La seconde vague de construction s'amorce en 1904 avec la construction du phare de l'Île Brion.

Deux autres phares sont construits en 1905 et en 1911, soit à l'Île Brion et au Cap Shea. Cette phase comprend également les phares de Havre-Aubert en 1911 et du Cap Alright en 1928. Ces réalisations redonnent une nouvelle impulsion aux Îles de la Madeleine. Certaines d'entre-elles n'existent plus aujourd'hui.

Dans les années 1970, le gouvernement du Canada amorce l'automatisation de ses phares. La présence permanente d'un gardien n'étant plus nécessaire, plusieurs maisons de gardien sont démolies.

Source : Les textes proviennent du ministère de la Culture et des Communications du Québec (www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca).

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