Faune

Mammifères marins

Parmi les mammifères marins, les phoques suscitent le plus d'attention tant par leur nombre que par l'intérêt qu'on leur porte. Quatre différentes espèces de phoques cohabitent aux Îles de la Madeleine.

Phoques

Phoque gris et phoque commun

Le phoque gris est une espèce qui fréquente les eaux tempérées à proximité des côtes, des îlots rocheux et des bancs de sable. Il est facilement reconnaissable à sa taille (les adultes pèsent en moyenne 275 kg), ses narines en forme de « W », sa couleur foncée, sa tête noire et surtout son museau allongé. On appelle généralement cette espèce « tête de cheval » à cause de cette caractéristique. Il s'agit en fait de l'espèce de phoques la plus présente en saison estivale.

Le phoque commun est beaucoup plus petit (les adultes pèsent en moyenne 90 kg) et plus pâle que le phoque gris. Son museau est également plus court et ses narines rapprochées se joignent presque en un « V ». Il passe de longues heures sur les barres de sables, les rochers et les récifs découverts à marée basse. Au retour de la marée, il quitte son observatoire en quête de nourriture. Les populations de cette espèce sont actuellement surveillées, car elles sont en déclin un peu partout sur les rives du Saint-Laurent.

On peut observer les phoques gris et communs dans leur milieu naturel à la pointe est de l'île Brion, au bout de la plage de la Grande Échouerie à Grosse-Île, au rocher du Corps-Mort et au bout de la plage de la Dune-du-Sud, juste en face du port de pêche de Grande-Entrée.

Diverses excursions sont proposées pour vous permettre d'approcher les phoques.

Phoque du Groenland

Il s'agit d'une espèce de phoques de l'Arctique qui migrent vers les côtes de Terre-Neuve et des Îles de la Madeleine à la fin décembre. Les adultes ont une tête noire et présentent un pelage gris avec deux larges bandes noires de chaque côté du corps qui se rejoignent sur le dos.

Chaque année au début mars, sur les glaces du golfe, des centaines de milliers de phoques du Groenland viennent donner naissance à leurs petits, appelés « blanchons », sur la banquise ceinturant les Îles de la Madeleine.

Les blanchons ont un poil long et blanc. Durant les deux premières semaines de leur vie, les jeunes triplent de poids à un rythme effréné grâce au lait maternel contenant 40 % de matières grasses. Pendant ce temps, son pelage blanc se détache en lambeaux et son allure lui vaut le surnom de « guenillou ».

Environ deux semaines après sa naissance, le blanchon est sevré et sa mère va alors l'abandonner sur la glace pour s'accoupler à nouveau. Une fois sa mue terminée, on appelle ce jeune « brasseur » ou « beater ». Son pelage est maintenant argenté et parsemé de taches plus foncées.

Des excursions sur la banquise sont proposées. Pour toute information ou réservation de forfaits d'observation des blanchons, consultez votre agent de voyage. 

La chasse aux phoques

Cette chasse est l'une des plus anciennes traditions des Madelinots. Depuis plusieurs années, la chasse au phoque fait l'objet d'une grande campagne anti-chasse de la part des écologistes, qui a entraîné la fermeture de la plupart des marchés. Depuis la chute des marchés, cette chasse ne se pratique plus que sur une base artisanale.

Depuis 1983, le fait d'interdire de tuer un blanchon a obligé plusieurs chasseurs à mettre un terme à leur activité de subsistance.

De mémoire de Madelinot, la chasse aux loups-marins signifie le retour des activités maritimes alors que l'hiver tire à sa fin. Après avoir repéré la mouvée au large, on se prépare fébrilement pour la chasse des prochains jours.

Pour en savoir davantage sur les espèces, l'observation et la chasse aux phoques, ne manquez pas l'exposition permanente du Centre d'interprétation du phoque situé à Grande-Entrée ou encore l'exposition itinérante « Loups-marin, au pays des Madelinots » qui se déplace dans différents musées canadiens.

Phoque à capuchon

Espèce de phoques vivant également dans les eaux de l'Arctique entre le Groenland et le continent européen, ces derniers migrent à l'occasion autour de l'archipel durant l'hiver pour mettre bas sur la banquise. Le mâle adulte pèse en moyenne 300 kg et on le distingue facilement des autres espèces de phoques à sa taille et à sa couleur gris-bleue tachetée de noir.

Le mâle est doté d'un appendice nasal de même qu'un capuchon sur la tête qu'il peut gonfler comme un ballon, doublant ainsi le volume de sa tête et le rendant fort impressionnant. Le petit de cette espèce est appelé « dos bleu » en raison de sa couleur. Il est très dangereux de s'approcher des jeunes de cette espèce sur la banquise, car les adultes sont très agressifs au moment de la reproduction.

Petit rorqual, rorqual commun, dauphin à flancs blancs et marsouin commun

Les eaux qui entourent les Îles de la Madeleine sont peu profondes de sorte qu'il est plutôt rare de voir ces espèces à proximité des côtes. Cependant, il est possible d'en apercevoir à l'occasion lors d'excursions en bateau ou encore lors de votre arrivée ou votre départ sur le traversier vers Souris (IPÉ)/l'archipel ou à bord du bateau de croisière des Croisières C.T.M.A.

Mammifères terrestres

L'archipel est doté d'une faune bien modeste, comparativement aux autres régions du Québec. Seuls quelques petits mammifères indigènes y cohabitent, tels que le renard roux, la souris sylvestre, le rat surmulot et le campagnol des champs.

Introduit à la fin des années 1970, l'écureuil roux s'est très bien adapté à notre réalité. Sa densité serait plus élevée qu'ailleurs au kilomètre carré. Cela s'explique en grande partie par l'absence de prédateurs. Cette espèce se trouve seulement sur les îles de Havre-Aubert, de Cap-aux-Meules et de Havre-aux-Maisons.

Au début des années 1990, un projet de réintroduction du lièvre a été mené sur l'île de Havre-Aubert. Aujourd'hui, il est présent sur l'île de Havre-Aubert et sur l'île de Cap-aux-Meules.

Par le passé, un élevage de vison d'Amérique a également eu cours sur l'île de Havre-Aubert. Quelques individus se sont échappés de leur lieu de captivité et on retrouve maintenant une petite population dans les étangs bordant la lagune du Havre-aux-Basques.

Oiseaux

Cormoran à aigrettes

Plus de 300 espèces sont répertoriées au sein de  l'archipel. Il constitue également une destination ornithologique particulièrement intéressante, voire surprenante. Pourquoi ne pas vous offrir ce forfait « deux pour un » tout à fait unique ! Pour en savoir plus, consultez notre section Ornithologie.