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Couleurs hivernales au phare de Millerand
Couleurs hivernales au phare de Millerand
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L'observation des blanchons : une expérience unique au monde !
L'observation des blanchons : une expérience unique au monde !
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Tranquillité hivernale au quai Nord
Tranquillité hivernale au quai Nord
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Insularité madeleinienne
Insularité madeleinienne
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Sculpture des pêcheurs au travail, près du Cap à Fidèle
Sculpture des pêcheurs au travail, près du Cap à Fidèle
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Découverte des sentiers enneigés
Découverte des sentiers enneigés
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Paysage givré au soleil couchant
Paysage givré au soleil couchant
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Faune

 

Mammifères marins


Phoque gris, Îles de la Madeleine

Parmi les mammifères marins, les phoques méritent le plus d'attention tant par leur nombre que par l'intérêt qu'on leur porte. On retrouve quatre espèces différentes aux Îles de la Madeleine. Autrefois, les morses abondaient autour des Îles mais ils ont disparu depuis longtemps (1799). Il est également possible d'observer des cétacés au large des côtes, ce qui est quand même plutôt rare.

 

Phoque gris et phoque commun

Le phoque gris est une espèce qui fréquente les eaux tempérées à proximités des côtes, des îlots rocheux ou des bancs de sable. Il est facilement reconnaissable par sa grosseur (les adultes pèsent en moyenne 275 kg), par ses narines bien séparées ayant l'apparence de la lettre « W », sa couleur foncé et sa tête noir et surtout par son museau allongé. On appelle généralement cette espèce « tête de cheval » à cause de cette caractéristique. Il s'agit en fait de l'espèce de phoque la plus abondante en saison estivale. La population de phoques gris est en augmentation dans les eaux du golfe Saint-Laurent.

Le phoque commun quant à lui est beaucoup plus petit. Les adultes pèsent en moyenne 90 kg et sont plus pâles que le phoque gris. Son nez est également plus court et ses narines rapprochées se joignent presque en un « V ». Il passe de longue heures sur les barres de sables, les rochers et les récifs découverts par la marée descendante. Au retour de la marée, il quitte son emplacement pour se nourrir. Les populations de cette espèce sont sous surveillance présentement car elles sont en déclin un peu partout sur les rives du Saint-Laurent.

On peut observer les phoques gris et communs dans leur milieu naturel à la pointe est de l'île Brion, au bout de la plage de la Grande Échouerie à Grosse-Île, au rocher du Corps-Mort et au bout de la plage de la Dune-du-Sud, juste en face du port de pêche de Grande-Entrée. Des excursionnistes offrent des randonnées en pneumatique pour aller faire de la plongée légère parmi la bande de phoques qui se tient près du rocher du Corps-Mort. Une expérience unique, conditionnelle aux bonnes conditions météo. Pour les moins aventuriers des excursions en bateau sont aussi disponibles.

Phoque du Groenland

Phoque du Groenland (blanchon) Îles de la Madeleine
 
 

Il s'agit d'une espèce de phoque de l'Arctique qui migre vers les côtes de Terre-Neuve et des Îles de la Madeleine vers la fin décembre. Les adultes possèdent un pelage gris avec deux larges bandes noires de chaque côté du corps qui se rejoignent sur le dos. Le phoque du Groenland a la tête noire. Chaque année au début mars, sur les glaces du golfe, des centaines de milliers de phoques du Groenland viennent donner naissance à leurs petits, que l'on appelle blanchon, sur la banquise ceinturant les Îles de la Madeleine.

Les blanchons ont un poil long et blanc. Des excursions en hélicoptère vers la banquise sont offertes à partir des Îles de la Madeleine pour observer les phoques adultes et les blanchons dans leur habitat naturel : un spectaculaire paysage de neige et de glaces animé par la présence de cet immense troupeau. C'est la découverte des Îles de la Madeleine dans un cadre hivernal. Durant les deux premières semaines de leur vie, les jeunes vont engraisser à un rythme effréné grâce au lait maternel contenant 40% de matières grasses. Pendant ce temps, son pelage blanc se détache en lambeaux et son allure lui vaut le surnom de « guenillou » Environ deux semaines après sa naissance, le nouveau-né est sevré et la mère va alors l'abandonner sur la glace pour s'accoupler de nouveau. Une fois sa mue terminée, on appelle ce jeune « brasseur » ou « beater ». Sa peau est maintenant argentée et parsemée de taches plus foncées.

Pour les Madelinots, c'est le temps d'aller aux glaces. Cette chasse est une de leurs plus vieilles traditions. Depuis plusieurs années, la chasse au phoque est l'objet d'une grande campagne anti-chasse de la part des écologistes, ce qui a pour effet de fermer la plupart des marchés. Les chasseurs ne pouvant plus écouler les peaux de phoques à fourrure, les activités de chasse ont considérablement diminuées depuis le début des années 80. Depuis 1983, il est interdit de tuer un blanchon, ce qui a obligé plusieurs chasseurs à mettre un terme à leur activité de subsistance.

De mémoire de Madelinot, la chasse aux loups-marins signifie le retour aux activités maritimes alors que l'hiver tire à sa fin. Après avoir repéré la mouvée au large, on se prépare fébrilement pour la chasse des prochains jours. Par vents favorables, dès l'aurore, les escouades de cinq ou six chasseurs se mettent en route pour une dure journée de travail. Ils devront parcourir à pied quelquefois plusieurs dizaines de kilomètres, sur les glaces en halant avec eux leur canot avant d'atteindre la mouvée. La chasse terminée, les peaux et les carcasses à bord du canot lourdement chargé, ils reprennent la longue route du retour. Cette chasse ne se pratique plus que sur une base artisanale depuis la chute des marchés. L'augmentation de la taille du troupeau de phoques qui en résulte, maintenant estimé à six millions d'individus, fait craindre des effets importants sur les stocks de poissons dont il se nourrit.

 

Pour information et réservation de forfaits d'observation des blanchons, consultez votre agent de voyage.

Pour en savoir davantage sur cette espèce, sur l'observation et la chasse aux phoques, ne manquez pas l'exposition permanente du centre d'interprétation du phoque situé à Grande-Entrée ou encore l'exposition itinérante « Loups-marin, au pays des Madelinots » qui se déplace dans différents musées canadiens.

 

Phoque à capuchon

Espèce de phoques vivant également dans les eaux de l'Arctique entre le Groenland et le continent européens, ces derniers migrent à l'occasion autour de l'archipel durant l'hiver pour mettre bas sur le pack de glace. Le mâle adulte pèse en moyenne 300 kg et on le distingue facilement des autres espèces de phoques à sa couleur gris-bleue tacheté de noir et à sa grosseur. Le mâle possède un appendice nasal de même qu'un capuchon sur la tête qu'il peut gonfler comme un ballon, doublant ainsi le volume de sa tête et le rendant fort impressionnant. Le petit de cette espèce est appelée dos bleu à cause de sa couleur. Il est très dangereux de s'approcher des jeunes de cette espèce sur la banquise car les adultes sont très agressifs à l'époque de la reproduction.

 

Petit rorqual, Rorqual commun, Dauphin à flancs blancs et Marsouin commun.

Les Îles de la Madeleine repose sur un haut-fond en plein milieu du golfe Saint-Laurent. À cet effet, les eaux qui entourent les Îles de la Madeleine sont peu profondes et font en sorte qu'il est plutôt rare de voir ces espèces à proximité des côtes. Cependant, il est possible d'en apercevoir à l'occasion lors d'excursions en bateau ou encore à partir du traversier et du bateau de croisière du Groupe C.T.M.A.



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Mammifères terrestres


L'archipel compte une faune bien modeste, comparativement aux autres régions du Québec. Nous retrouvons seulement quelques petits mammifères indigènes tels que le renard roux, la souris sylvestre, le rat surmulot et le campagnol des champs.

Écureuils, Îles de la Madeleine

L'écureuil roux a été introduit sur l'archipel à la fin des années 1970 et s'est très bien adapté à notre réalité. Une étude de densité de population a récemment été réalisée et les résultats nous indiquent une densité d'écureuils plus élevée qu'ailleurs au kilomètre carré, cela est dû en grande partie à l'absence de prédateurs. Notez que cette espèce se retrouve seulement sur les îles de Havre-Aubert, Cap-aux-Meules et de Havre-aux-Maisons.


Le lièvre d'Amérique a été introduit par le passé et la population a été décimée. Au début des années 1990, un projet de réintroduction du lièvre a eu lieu sur l'île de Havre-Aubert. Aujourd'hui, on retrouve ce dernier sur l'île de Havre-Aubert et sur l'île de Cap-aux-Meules, mais la population est en baisse selon une étude réalisée en 2002.

Par le passé, un élevage de vison d'Amérique a eu cours sur l'île de Havre-Aubert. Quelques individus se sont échappés de leur lieu de captivité et on retrouve maintenant une petite population dans les étangs bordant la lagune du Havre-aux-Basques.

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Oiseaux


Pluvier siffleur, Îles de la Madeleine

C'est bien connu, le charme et l'authenticité des Îles de la Madeleine en font une destination vacances par excellence. Par ailleurs, avec plus de 300 espèces répertoriées, l'archipel madelinot constitue également une destination ornithologique des plus intéressantes, voire surprenantes. Pourquoi ne pas vous offrir ce deux pour un tout à fait unique !

Consultez notre section Ornithologie.

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