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Pêche



Industrie de la pêche


 
 
La pêche est l'activité principale aux Îles de la Madeleine. Moteur économique générant le plus de revenus dans l'économie de l'archipel, la pêche conditionne également la vie des insulaires. Pour le visiteur, la pêche est un sujet de curiosité, un motif d'excursion, une occasion pour se balader sur les quais à l'arrivée des bateaux où il peut parfois, se procurer du poisson frais et surtout, entrer en contact avec le pêcheur. Très tôt le matin, l'activité est fébrile sur les quais. Quel plaisir d'aller respirer l'air frais dans les ports de pêche à l'heure où la plupart des gens dorment encore ! Pour les amateurs des produits de la mer, les poissonneries et les coopératives d'alimentation offrent une variété de poissons et de fruits de mer frais. Voici une brève description des différentes pêches qui se pratiquent dans l'archipel.

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Les crustacés


Le homard

 

Chaque année, au mois de mai, les pêcheurs vont installer leurs cages au large. Cette pêche qui s'étend habituellement sur dix semaines et qui débute le lundi le plus près du 6 mai est très sévèrement réglementée. Un total de 326 permis de pêche sont émis pour le territoire des Îles de la Madeleine et l'équipage de chaque bateau, généralement composé de deux à trois hommes, ne peut tendre plus de 300 cages. Chaque cage est identifiée à l'aide d'une étiquette remise par Pêches et Océans Canada. Les homards capturés n'atteignant pas la taille réglementaire et les homards femelles oeuvées doivent être remis à la mer. Les prises totales atteignent annuellement près de 2,27 millions de kilogrammes.

Les pêcheurs de homard quittent le port entre trois et quatre heures du matin, se rendent sur les fonds et lèvent leurs cages pour y recueillir leur pêche pour ensuite remettre leurs cages à l'eau après avoir pris soin d'y remettre de l'appât. Le retour des pêcheurs aux différents ports d'attache se fait en début d'après-midi, mais avec l'avancement de la saison de pêche, ces derniers commencent rentrent généralement plus tôt au port en avant midi.Ils doivent ensuite faire les préparatifs nécessaires à la pêche du lendemain.

La pêche au homard étant une activité exigeante pour les pêcheurs, les visiteurs comprendront qu'il est difficile d'organiser des excursions dans le cadre de cette pêche. Des activités d'interprétation sont cependant offertes et plusieurs lieux de dégustation n'attendent que votre visite ! De plus, il est possible d'assister aux festivités entourant la mise à l'eau des cages à l'ouverture de la pêche en mai.

Attention !

Il est en tout temps interdit aux visiteurs de pêcher le homard par quelque moyen que ce soit, sous peine de sanction sévère.


Le crabe des neiges

 
 
 

Ce gros crustacé des profondeurs est pêché commercialement aux Îles depuis plusieurs décennies. On parle ici d'une pêche semi-hauturière. Les pêcheurs se rendent à plus de 40 km ouest/sud-ouest des côtes dans des bateaux d'environ 20 m (65 pi) pour y tendre de grands casiers. Le crabe des neiges vit à de grandes profondeurs soit de 45 à 275 m. Il est pêché en avril ou mai, aussitôt que la glace quitte le golfe. La pêche ne dure que le temps nécessaire aux pêcheurs pour atteindre leurs quotas. On peut alors trouver cette chair délectable dans les différentes poissonneries et dans la plupart des restaurants.



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Les mollusques


Le pétoncle

 
D'avril à juillet, ce mollusque est pêché au sud des Îles par des bateaux d'environ 14 m (45 pi). Les pêcheurs de pétoncles raclent les fonds marins à l'aide de dragues spéciales et remontent à la surface ces bivalves recherchés des gourmets. Ils se hâtent de décortiquer leurs prises avant de revenir à terre. Ainsi, à leur retour, ils n'auront qu'à débarquer quelques petits sacs de toile blanche contenant toutes leurs précieuses prises.

Une nouvelle expérience est en cours sous la responsabilité de l'entreprise Pétoncle 2000, dont les actionnaires sont des pêcheurs. Cette entreprise, grâce à la concertation du milieu, a développé une nouvelle culture qui consiste à capter et cultiver des oeufs de pétoncles en vue de réensemencer les fonds de pêche autour des Îles et ainsi assurer le maintien de la ressource à un niveau sécuritaire. On réintroduit ainsi plusieurs millions de pétoncles juvéniles cultivés en lagune, sur les fonds de pêche. Un effort de commercialisation de ces pétoncles cultivés connaît un grand succès. Pétoncle 2000 s'est vu remettre en 2001 le Mérite National des pêches et de l'aquaculture pour la qualité du projet qui est un modèle au Québec et un exemple de la volonté des pêcheurs de s'attaquer au problème de l'affaiblissement des stocks par l'aquaculture en support à la pêche commerciale.

La moule bleue

 
On a très peu pêché la moule indigène sur une base commerciale parce que le marché n'existait pas et que les rendements étaient faibles. Depuis le printemps 1984, on élève la moule bleue dans les lagunes des Îles pour satisfaire les marchés maintenant bien établis. La moule d'élevage présente des avantages évidents par rapport à la moule sauvage: élevée en suspension dans l'eau, elle est exempte de sable et de petit gravier. Ce type de culture lui permet de mieux croître et d'offrir un rendement deux à trois fois supérieur à la moule sauvage.

La technique de culture est plutôt simple. Les mytiliculteurs déposent des collecteurs dans l'eau qui captent et fixent les jeunes moules en groupes compacts. Ces collecteurs sont mis à l'eau en juin et levés en septembre, les moules captées mesurant alors entre 15 et 25 mm (0,5 et 1 po). On les place ensuite dans des boudins d'élevage faits de sacs en filet; ces boudins reposeront en suspension dans les lagunes pendant un an, le temps que les moules atteignent une taille commerciale (50 mm ou 2 po.). Il est possible d'acheter des moules fraîches dans les différentes poissonneries des Îles ainsi que dans les coopératives d'alimentation. Il est également possible d'en acheter transformées, soit emballées sous vide ou encore dans des boîtes de conserve sous forme de chaudrée. De nombreux restaurateurs en offrent au menu en saison.

Les myes (coques)

 
Les myes (coques) est une autre espèce de mollusque également pêché dans les lagunes, mais cette fois-ci sur les rivages. Bien que la cueillette soit autorisée à peu près partout aux Îles de la Madeleine, certaines zones sont fermées à la cueillette pour des raisons de danger de contamination.






Attention !

Si vous apercevez ce panonceau, sachez qu'il annonce une interdiction de cueillette de mollusques dans ce secteur. Pour prévenir tous problèmes de santé et avant de cueillir des mollusques, informez-vous en communiquant avec la ligne
Info Mollusques au 418-986-3882 ou 418-986-2095.

 
Sachez qu'une nouvelle réglementation, en vigueur depuis 2004, permet seulement la cueillette des myes de taille supérieure à 51 mm (2 pouces). Un élevage expérimental de myes se déroule actuellement dans la Baie du Cap Vert à Fatima. Bien que l'entreprise ne soit pas au stade de la commercialisation du produit, il est cependant possible de retrouver des myes en vente dans les différentes poissonneries et marchés d'alimentation des Iles.

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Les poissons


Le hareng

 
Espèce pélagique, il fut un temps où il était presque exclusivement utilisé comme bouëtte ou appât dans les casiers à homard. Par la suite, salé et fumé dans d'immenses boucaneries ou fumoirs, le hareng a longtemps fait la fierté des Madelinots qui en exportaient de très grande quantité. Cependant, dans les années 1970, les stocks ont chutés drastiquement, ce qui a fait en sorte que presque tous les fumoirs de l'archipel ont été détruits puisqu'on ne pensait jamais revoir de hareng autour des Îles. L'augmentation des stocks pêchés ces dernières années a relancé cette industrie du fumage dans l'archipel. Une renaissance qui annonce peut-être le retour souhaité de certaines espèces qui ont longtemps fait la fortune de nos pêcheurs. Aujourd'hui, un fumoir artisanal et un fumoir commercial exploite le hareng fumé sous différentes formes. N'hésitez pas à goûter cette spécialité locale.

Le maquereau

 
Le maquereau est aussi une espèce pélagique et il se présente en abondance près des côtes des Îles vers le début août. Cette pêche s'effectue à la ligne ou au filet à partir de presque tous les ports des Îles et ce, jusqu'au début de l'automne. Ce type de pêche se prête agréablement bien à une sortie en bateau et à des excursions guidées qui sont des activités disponibles. Il est également possible de le pêcher à partir des différents ports de pêche ou encore sur le dessus de certaines falaises.

Autres espèces

Les espèces de poisson de fond, considérées jusqu'à tout récemment comme la ressource principale de l'industrie de la pêche dans l'archipel, ont été victimes de surpêche et autres facteurs qu'on a du mal à identifier. La pêche au sébaste est présentement sous moratoire jusqu'à ce que les stocks atteignent un niveau qui permette une pêche commerciale. La pêche à la morue, après avoir été rouverte en 1997, a fait l'objet d'un nouveau moratoire en 2003. Même la pêche côtière, considérée depuis les débuts de la colonie comme la plus lucrative des industries de pêcheries, est interdite sauf pour consommation personnelle. On pense à ajouter cette espèce sur la liste des espèces en danger de disparition au Canada (COSEPAC). La plie se pêche aussi par une flotte de bateaux plus petits comme ceux utilisés pour la pêche au homard mais là encore, la biomasse diminue dramatiquement.
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Départ le Jeudi 26 mars 2009

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